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aventuristes sur 2 roues!


11 août 2009, Une journée au zoo.
Aujourd'hui on quitte le Yukon pour la Colombie-Britannique.

Levée 08H00
Départ 10H00
Diner à Muncho lake vers 13H30
Arrivée à 17H30 au Ramada de Fort Nelson

Temps de déplacement 5h11
515 km

La température est similaire depuis quelques jours, il fait frisquet et pluvieux, à Muncho lake il annonce 10C. Nous nous sommes levés avec le beau soleil mais il a disparu très vite pour faire place aux nuages et à la pluie. Comme un chat qui retombe toujours sur ses pattes nous retournons sur la Alaska Highway la 01 au Yukon et la 97 en Colombie Britannique. Nous étions de retour dans les rocheuses à ma plus grande joie. Nous avons longé la rivière Liard qui s'est fait très timide et que nous avons presque pas vue... Discrètement nous avons pris en photo son manteau turquoise.
1813

Les Rocheuses canadiennes sont longues de 1 200 km et finissent dans la plaine de la rivière Liard. Les montagnes au nord de la rivière Liard sont les montagnes Mackenzie et celles plus à l’ouest sont les Montagnes Columbia. Ces deux chaînes de montagnes ne font pas partie des Rocheuses. Nous sommes arrêtés aux Hot Springs de Liard, où dans cette région il y a beaucoup d'ours; d'ailleurs, nous avons vue beaucoup de pistes. Ils ont un projet pilote pour les éloigner; à toutes les heures, il y a une sorte de sirène qui retentit pour les faire fuir.
1802

Dans ce parc situé à l'extrême nord-est de la région, deux piscines naturelles alimentées par des sources thermales, dont la température varie enre 38 et 49° Celsius, ont créé un micro climat luxuriant qui donne à l'endroit une allure d'oasis tropical.
1807

On a rencontré de nouveaux amis de route, un couple de Vancouver. On jouera avec eux au chat et à la souris sur la route pendant toute la journée.
1811

Ensuite, nous nous sommes rendu à Muncho Lake qui signifie 'gros lac' en Kaska. C'est un des plus grands lac naturel des Rocheuses Canadiennes. Muncho Lake, connu pour ses magnifiques eaux d'un turquoise profond, nous dévoile toute sa splendeur sur 12 km de longueur et de 1.6 km de largeur. Même sous un ciel gris et menaçant sa beauté est indéniable.
1838

On en profite pour arrêter diner à l'auberge. Nous commanderons une soupe aux oignons qui n'était pas gratinée et un sandwich pour la modique somme de 36$!
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Le 90 km qui traverse le Parc provincial de Muncho Lake à la réputation d'être la partie la plus pittoresque de la route de l'Alaska.

1825

Pendant 150km entre Muncho Lake et Fort Nelson la vue est à couper le souffle et la rivière Muska est magnifique.
1820

Nous avons vue 1 Buffalo, 1 ours noir, 2 caribou et plusieurs chèvres de montagnes.
1847


1799

L'avantage des motels est de pouvoir arriver et sauter dans une douche chaude surtout quand on roule à 10C. L'originalité de notre motel est qu'il n'y a pas d'eau chaude, naturellement on nous avertit qu'elle sera de retour dans quelques instants, la pièce défectueuse étant déjà remplacée. On a attendu en vain. Et attendue encore. La pièce remplacée sur le chauffe-eau ne donna aucune performance. Le lendemain matin le propriétaire nous remboursa la moitié du prix de la chambre.


12 août 2009, Pas de photo.
De retour en Alberta.

Levée 08H00
Départ 09H00
Arrêt à 13H30 avant Fort St-John pour diner soupe et sandwich
Arrivée au Podollan de Grande Prairie vers 17H30

Temps de déplacement 5h37
585 km

La température est constante, froide et pluvieuse. On est partie sous la pluie et ça pris 520 km avant que nous voyions un bout de ciel bleu.

Dawson Creek, nous voici donc arrivés au ‘Mile 0’ de la route de l’Alaska. Il semble qu’on ne s’entende pas sur l’emplacement exact du point zéro, mais c’est quelque part en ville. On a traversé Pouce Coupe. Après l'orteil de Dawson pourquoi pas un pouce?

Le premier colon à nommer Pouce Coupe ce lieu d'accueil était Hector Tremblay qui se trouvait sur sa route vers le Yukon pour la ruée vers l'or en 1898. Certains pensent qu'il doit son nom à un trappeur français qui s'est coupé le pouce. L'origine la plus probable du nom de la ville provient du chef de la tribu Beaver Chef Pooscapee.

Grande Prairie porte son nom, car elle a été nommée pour la grande prairie qui se trouve au nord, est et ouest de cette dernière et il est important de noter que c'est venteux en ta... L'avantage c'est que ça nous a séché suite à toute cette pluie qui nous à tombé dessus, jamais en orage... elle est plutôt sournoise, elle tombe en fin grains assidu.

Aujourd'hui j'ai la responsabilité de choisir l'hôtel, j'en ai repéré quelques un en entrant dans la ville. Par curiosité, je me dirige vers celui qui me semble le plus luxueux avec un chic restaurant à même l'hôtel, ce qui me semble très pratique.  Je m'informe du prix qui est naturellement au dessus de la limite établie au départ. Je retourne sur ma monture et repart suivi de Martin. Je retourne à l'entrée de la ville où nous attends le motel classique que nous utilisons depuis le début de notre voyage. Je vois la lassitude dans le regard de Martin. N'a-t-il pas terminé de me demander si je veux en profiter ce soir pour se payer un peu plus de luxe, que je suis déjà rendu au premier Hôtel. Le Podollan.

Je suis arrivé congelée. J'ai plongée dans un bain accompagné d'un scotch que Martin est aller si gentiment me chercher au bar. Bref, tout le tralala pour nous remonter le moral, pour célébrer la fin de notre voyage qui arrive à grands pas. Tant qu'a célébrer célébrons! Un excellent souper nous attendait au resto de l'hôtel, 2 bon steak accompagné d'une bonne bouteille de vin. On en a profiter amplement, bonne ambiance, bonne compagnie!

Ca sent la fin...

On a pris la décision de ne pas se rendre en Alberta et faire un détour pour aller voir notre ami AlbertaHp2. Une décision qui a alimentée notre souper, choix difficile à faire. Le temps nous manque pour faire ce détour, de plus la température n'est pas très clémente. On téléphonera à sa femme demain pour lui dire. On est triste de ne pas aller rencontrer Phil et sa famille.



13 août 2009, la route des pick up.

Levée 08H20
Départ 11h15
Arrivée au Holidays inn express de Rocky Mountains House vers 19H15

Temps de déplacement 6h34
616 km

On prend notre temps ce matin, il est évident que ça nous tente pas de nous faire geler encore. De la pluie au menu. Pendant une heure il pleut ensuite vient les percées de soleil avec une magnifique vue sur les montagnes.

On prend la route 40 jusqu'à Hinton et ensuite on embarque sur la gravelle. Le trajet se fait bien dans la garnotte mais une chance qu'il ne pleut pas. Cette route commence assez large et elle est très houleuse avec sa grosse gravelle lousse. Ensuite elle fait place a du terrain glissant pour se finir sur un chemin de terre tapée.
1874

On aperçoit au loin le Parc de Jasper que nous avons visité il y a de ça pas si longtemps. Je revois les montagnes. C'est difficile de ne pas y retourner. J’ai  'le vague à l'âme'. La température des derniers jours nous souligne combien nous avons été privilégié depuis le début du voyage, combien elle affecte des vacances sur la route. C'est tranquille par ici. Le seul trafic provient des pick up blancs qui circulent entre les mines mais soudain à une intersection on voit un IMMENSE camion minier. J'ignorais qu'existait d'aussi gros camion! Vraiment très impressionnant à voir surtout sur un coin de rue, perdu dans le bois!

Plus on s'approche de la civilisation plus on rencontre les tripeux de nature qui se déplace en escargot trainant leur maison, leur bateau et leur VTT, tous ca en même temps! Ils en ont de l'espace ici pour s'amuser. Martin a vue un coyote qui mangeait un chevreuil. Moi j'en ai vu 4 de ces chevreuils, en vie heureusement!

J'ai eu frette encore aujourd'hui et demain il annonce de la pluie mais très beau au QC, l'été commence chez-nous, on arrive!

On ira manger un hamburger chez A&W, je suis déçue je croyais que les hamburgers étaient bon à cet endroit. De retour à notre chambre d'hôtel avec ses multiples oreillers, je me plonge dedans en pensant à la fin de notre voyage.


14 août 2009, retour à la civilisation.

Levée 09H00
Départ 12H00

211KM

Un autre matin tranquille, on va quitter tard en espérant que la pluie cesse. En vain, naturellement.

On arrive à Calgary frigorifié et détrempé, je suis heureuse de voir un Boston Pizza. On dîne en préparant notre plan de match et vers 16H00 on est rendu au Blackfoot.
1882

Sur la route en se dirigeant vers le concessionnaire on a acheté 2 gros sac de hockey pour ramener le stock. Impressionnant que les 2 sacs se remplissent à rebord ! Faut dire que 2 suit de moto, casques et bottes ça prends de la place. On transfert tout le matériel, on se change en être humain, bye bye le casque, les bottes, le suit, nous sommes maintenant transformé en âne en trainant nos 2 sacs de hockey plein à craquer...

Dans le show room c'est bourré de motos oranges.

Ici se termine notre voyage. Nous rentrons par avion à Montréal.

Sexy changera de propriétaire et ira rouler encore dans les rocheuses. Rolaro l'appréciera beaucoup.

Mon bébé, qui est maintenant rendu un ado avec ses presque 60 000km, retournera elle aussi refaire une partie du voyage avec Marcus qui l'a ramènera ensuite à la maison.

Tout se déroulera bien ici, au service de BlackFoot le commis est gentil et compréhensif. Le service nous semble bon et efficace. Erreur, Marcus et Rolaro recevrons des factures salées et leur moto ne seront pas prêtent à leur arrivé. Grosse déception.

On prends le taxi vers 18H00 pour l'aéroport, un 36$. Notre avion décolle à 01H00 du matin. On aura amplement le temps de faire contrôler nos bagages au poids excessif, de prendre un martini pour relaxer, de souper tranquillement, de visiter de bord en bord les boutiques cadeau, de rester silencieux en pensant à notre merveilleux séjour. 


15 août 2009, Post mortem.

Je suis assis sur le bord du hublot, juste au dessus de l'aile, question de choix. Il est tard. Nous sommes la nuit. Martin est silencieux, sûrement que le passager du siège voisin ne désire pas parler... L'avion est calme malgré les gros soubresauts qu'elle subit.

Je suis ni triste ni heureuse de rentrer à la maison. J'ai comme l'impression d'avoir accomplie quelque chose, d'avoir comblé un trou. C'est difficile à d'écrire, à expliquer.

Je suis entièrement satisfaite de mon voyage. Je comprend maintenant pourquoi j'en rêvait tant! Il est évident qu'un mois de plus et on aurait fait les choses autrement, mais un mois c'est suffisant pour moi, je m'en satisfait, dans mon cas prendre autant de congé durant l'été tient de l'exploit et/ou du miracle alors je ne me plaindrait pas.

Il fait noir par le hublot. je n'arrive pas à dormir.

Je me demande comment je me sens. Je n'arrive pas à savoir ce que je vis présentement. Phénomène étrange. Je crois que je suis en train de faire ma transition.

J'ai accomplie un rêve, 2 même, peut-être 3 en même temps...

Caresser le turquoise. Mon histoire à été longue à vous raconter. Merci d'avoir eu la patience de la suivre jusqu'au bout. Notre voyage n'a rien de plus particulier que celui d'un autre, on n'a pas accomplie d'exploit, on a juste voyager sur une terre qui mérite d'être vue, sentie, caresser comme je me plait à dire. Cette caresse fut douce, délicate mais empreinte de grandes émotions, de grandes sensations indescriptibles. Vous comprenez surement ce que je veux dire...

Ce récit de notre voyage c'est un filament de bonheur que je voulais vous partager. Tout simplement.

Je ne suis ni photographe, encore moins écrivaine, je ne suis pas non plus une grande voyageuse. Je suis simplement une fille qui aime partager et qui avait le temps de le faire.

Il y a ce silence vrombissant dans l'avion. Soupir.

Il y a plus que la nostalgie de cette immensité, il y a cette complicité, ces petits instants unique entre 2 personnes, ces regards partagés sur la nature et sur la vie qui en disent long.

Je ne vois toujours rien par le hublot.

Dans ce voyage il ni a pas eu de 'si' et il en aura jamais. Je ne parlerais pas de ce voyage en soulignant ce que j'ai manqué ou les choses que j'aurais fait autrement maintenant qu'il est terminé. Ce voyage est parfait pour ce qu'il est en soi. Je dois me remercier, je dois remercier le destin je dois remercier Martin.

Je m'assoupie.

Je me réveille, Martin dors. Martin qui en prends toujours trop sur son dos, qui veux que tout soit parfait pour moi. Il doit être content de se reposer l'esprit!  

15000 km en moto. 28 jours. 1 changement d'huile, une ampoule brulée, 1 caprice de batterie.  Je l'aime ma 1200GS. Elle est pas parfaite, comme moi. Ce n'est pas rien.

Il fait plus clair.

Il y a de gros flocon de nuages dans le ciel, c'est vraiment charmant. De gros mottons de ouates. J'ai pas du tout envie que l'avion défasses cette harmonie de moutons dans le ciel.

Le soleil se lèvera dans quelques instants, il se lèvera cette fois-ci au dessus des nuages.

Le soleil fait son apparition, ses rayons glissent sur les nuages, c'est splendide.  Une autre merveille de la nature. Le soleil me souhaite bon retour à la maison, ses rayons me tendent la main. Oui je sais je suis dans ma passe romantique/poétique...

Quelle belle fin de voyage.

Je vais chérir ce mois passé en compagnie de Martin toute ma vie; toutes ses heures passées avec lui à visiter, rouler, admirer, parler, c'était vraiment sublime.

Oui, je suis satisfaite de mon voyage, je suis heureuse.

On rentre à la maison.

Merci.